Sebastian

Je préfère fabriquer une situation plutôt qu’un objet à contempler.

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Je suis allemand et je vis en France depuis une trentaine d’années. Mon parcours passe par le théâtre, le cirque, l’événementiel, la pédagogie et la fabrication de dispositifs participatifs.

Ce qui relie tout cela est assez simple : je m’intéresse à ce qui se passe entre les personnes. À la manière dont une situation, un objet ou une règle du jeu peut faire tomber une petite barrière et rendre possible une rencontre.

Je travaille souvent avec des technologies qui ont déjà une histoire : téléphones analogiques, Minitels, imprimantes thermiques, appareils photo, boutons, claviers, écrans cathodiques. Je les détourne, je les mélange avec des outils actuels, et j’essaie surtout de leur redonner une fonction sociale.

L’humour est important. Le doute aussi. J’aime les machines qui semblent sérieuses mais qui ne le sont pas tout à fait, les dispositifs qui demandent au visiteur de décider s’il veut croire, jouer ou simplement observer.

Créer des prétextes

Un prétexte pour parler, essayer, répondre, prendre une décision ou entrer en relation.

Rendre le spectateur actif

Une grande partie de mes œuvres n’existe vraiment qu’au moment où quelqu’un les utilise.

Faire dialoguer les époques

Une technologie ancienne peut devenir très contemporaine dès qu’on change sa fonction.

Laisser une place au hasard

Une interaction intéressante n’est jamais complètement prévisible.